Accueil - Festival - Festival 2022

Festival 2022

Si la notion de langue – avec ses systèmes et ses impositions – oppresse autant qu’elle émancipe, que se passe-t-il quand une pluralité de paroles la fait trembler sur ses bases ?

Pour sa cinquième édition, le festival D’un Pays l’Autre poursuit son aventure entre les littératures du monde et questionne leur traduction lorsque celle-ci doit se diffracter en multiples tonalités, registres, rythmes ou genres .

Paroler est un terme ancien, récemment exhumé par la linguiste Cécile Canut pour porter son souhait d’un autre rapport à la langue que celui d’un objet normatif, affixé à une identité ou une nation. Si l’on en croit le dictionnaire, paroler c’est parler gros, parler avec emphase, dire son histoire, en rehausser le réel. Si l’on entend bien la chercheuse, c’est aussi écouter, tendre l’oreille au bavardage, au récit dévoyant le réel, à la conversation localisée et ce qu’elle fait surgir à son détour. 

Paroler est donc une invitation à entendre, entre les lignes d’un texte traduit, les bruits du monde depuis la vie des êtres, au creux de leur quotidien, de leur désir, de leurs aspirations, dans la singularité des voix et des échanges qui pourraient bien venir combler les trous de notre langue plafonnière devenant allogène.

Que ce soit sur les chemins du réel ou dans les méandres de la fiction, chacun·e de nos invité·es ont endossé d’une manière ou d’une autre cette position d’auditeur·trice conscient·e de l’hybridité des langues et des cultures qu’elles portent.

De l’Islande au Sri Lanka, du sud de l’Inde aux montagnes suisses, en repassant par le Japon ou la Slovénie, ce sont donc des langues et des espaces vernaculaires que nous écouterons, dans le bruissement de leur traduction.

Programme du festival - Du 5 au 15 octobre 2022

5/10

Sciences Po Lille

Lille

« Provincialiser la langue » conférence inaugurale de Cécile Canut

Et si l’idée répandue de la langue française comme trésor national, phare de la connaissance et du progrès, n’était plus que le modèle d’une modernité dépassée ? En deux ouvrages connexes Langue (Anamosa, 2021) et Provincialiser la langue (Amsterdam, 2021), la sociolinguiste Cécile Canut parvient à démonter cet archétype en exposant d’abord la manière dont le français continue de maintenir, sur son territoire comme dans ses ancienne colonies, ce que la chercheuse nomme l’ordre-de-la-langue : une injonction à s’assimiler au système linguistique dominant, au détriment des dialectes régionaux et autre patois que les politiques linguistiques du XXème siècle ont elles-mêmes structurés pour mieux les retrancher dans une oralité figée dans le passé. Depuis ses différents terrains de recherche, particulièrement en Afrique de l’Ouest, Cécile Canut a pu observer une toute autre vie du langage, des pratiques langagières en constantes mutations et fluidités, évoluant dans les marges de ce système linguistique surplombant. En résulte une appréhension nouvelle des idiomes et de leur traduction à travers le prisme du vernaculaire, la langue non pas comme marqueur culturel ou identitaire mais comme un ensemble mouvant de souffles, de voix, de registres et de styles qu’un sujet (parlant ou écrivant) fait sien, par-delà l’oralité et l’écriture.

En compagnie de...

Cécile Canut

De 18:30 à 20:00

Sciences Po Lille
9 Rue Auguste Angellier, 59000 Lille
(Métro : République Beaux-Arts)

détails et réservations

6/10

MESHS extérieur

Lille

Journée d’étude – Harmoniser la polyphonie du réel, le chœur d’un lieu et d’une époque : entretien avec Camille Luscher et Clara Nizzoli

Deux textes où foisonnent les parlures et les registres de langues, et où sont reconstitués les lieux et époques par la compilation de témoignages.

Le Cycle de la Mort de Thomas Korovinis (Belleville éditions, 2022) nous plonge dans le Thessalonique en crise des années 60. Ce texte en forme de kaléidoscope sociétal agence neuf témoignages racontant la figure d’Aristos, orphelin marginal accusé à tort de meurtres retentissants. Par le portrait choral de ce coupable idéal nous est donné le panorama d’un pays en proie à l’injustice, à la corruption et aux relents fascistes. Clara Nizzoli viendra nous dévoiler les coulisses de sa traduction. Un travail où la complexité du contexte historique n’a d’égal que la subtilité des différents registres qui font résonner « la mémoire composite du peuple » ainsi que l’inventivité des différents sociolectes composant une langue.

Dans Ustrinkata (Quidam, 2020) c’est au comptoir d’un bistrot perché sur les Alpes suisses, que nous sommes invité·es à boire les paroles d’un village. Au cœur de l’hiver, avant que l’établissement ne ferme définitivement ses portes, les habitant·es viennent une dernière fois s’abreuver d’alcool et des histoires enfouies dans la mémoire du lieu. Une symphonie de dialogues ressourçant l’universel dans une oralité ultra-locale. C’est Camille Luscher qui a relevé avec brio le défi de traduire ce texte coloré par plusieurs dialectes romanches, au contact desquels l’auteur Arno Camenisch a grandi. Elle viendra nous raconter son travail d’imagination mais aussi de terrain, pour écouter et restituer la délicieuse impureté de cette langue.

Modération : Anne-Lise Remacle

De 09:30 à 10:30

Meshs (Maison Européenne des Sciences de l' Homme et de la Société)
2 rue des Canonniers, Lille

détails et réservations

6/10

MESHS extérieur

Lille

Journée d’étude – Dégoupiller la langue, embrasser la tradition ou s’en défaire : un voyage dans l’aire dravidienne avec Léticia Ibanez et Dominique Vitalyos

Si une langue qui se délie peut dévoiler toute la vérité d’un être, elle peut aussi l’engager sur les chemins plus sinueux de la fiction, du fantasme, de la fabulation détonante. Deux auteurs dravidiens empruntent ces voies détournées.

Dans La Sterne Rouge (Zulma, 2022), Antonythasan Jesuthasan nous livre l’autobiographie fantasmée d’Ala, une Tigresse tamoule devenant terroriste dans un Sri Lanka ravagé par la guerre civile. À la croisée des genres, ce texte questionne l’attachement aux origines autant que l’ambition sans borne de son personnage à mener une vie libre et héroïque. C’est Léticia Ibanez qui a signé la traduction de ce récit tamoul où l’enchevêtrement de langues rivales et d’un idiome imaginé reflète le drame identitaire de l’héroïne.

En regard de ce texte baroque, Dominique Vitalyos viendra évoquer la magie émanant des douze nouvelles du Talisman (Zulma, 2012) de Vaikom Muhammad Basheer. Ce fabuleux conteur du milieu du XXème siècle nous plonge dans son Kerala natal et y dénonce subrepticement les injustices et les carcans des systèmes ancestraux. Cette rencontre sera l’occasion d’évoquer les nuances linguistiques et culturelles permutant entre le tamoul et le malayalam, les frontières et les passages entre ces deux langues jumelles et pourtant bien distinctes.

Modération : Anne-Lise Remacle

De 10:30 à 11:30

Meshs (Maison Européenne des Sciences de l' Homme et de la Société)
2 rue des Canonniers, Lille

détails et réservations

6/10

MESHS extérieur

Lille

Journée d’étude – Traduire et d’ailleurs ? Rencontre avec deux voix du Moyen-Orient : Ehsan Norouzi et Nasim Marashi

À l’invitation des éditions Zulma, Ehsan Norouzi et Nasim Mara’shi, deux figures reconnues du paysage littéraire iranien, mais quasiment inédites en français, viendront chacun·e évoquer leurs travaux dans lesquels les langues confrontées aux déplacements contraints ou volontaires occupent une place prépondérante.

Inscrivant sa démarche littéraire dans le pas de ses différents voyages, Ehsan Norouzi travaille actuellement à ce qu’il décrit comme une cartographie de la prose moderne iranienne. Traducteur de l’anglais, il nous donnera également un regard sur ce que cela signifie que de faire rayonner une certaine littérature occidentale dans son pays. 

Après deux romans qui lui ont valu un succès, aussi bien en Iran qu’à l’étranger, Nasim Marashi travaille en France à la rédaction de son troisième texte à partir des nombreux entretiens qu’elle a menés avec les familles afghanes exilées dans différentes capitales européennes. L’autrice se fera ainsi l’écho de plusieurs générations de voix allophones exilées dans des cultures étrangères.

Modération : Dulia Lengema

De 13:30 à 15:00

Meshs (Maison Européenne des Sciences de l' Homme et de la Société)
2 rue des Canonniers, Lille

détails et réservations

6/10

MESHS extérieur

Lille

Journée d’étude – Éditer, enseigner, traduire, transmettre les langues minorées : entretien avec Nathalie Carré et Laure Leroy

Nathalie Carré et Laure Leroy se sont trouvées lorsque la première a traduit pour le compte de Zulma, la maison dirigée par la seconde, deux romans de Kai Miller (L’authentique Pearline Portious en 2017, By the rivers of Babylon en 2019), auteur jamaïcain sondant les voix et les racines de son île d’origine.

Leurs retrouvailles pour notre festival sera l’occasion de revenir sur le parcours de ces deux chercheuses en langues rares et en voix singulières.

Deux trajectoires ou langage devient le paronyme rêvé de l’engagement, du désir à mettre en lumière et en dialogue les idiomes du monde entier, ceux en particulier dont l’exiguïté ne peut qu’être défendu dans le champ éditorial et universitaire dominant le monde occidental.

Modération : Dulia Lengema

De 15:00 à 16:00

Meshs (Maison Européenne des Sciences de l' Homme et de la Société)
2 rue des Canonniers, Lille

détails et réservations

6/10

MESHS extérieur

Lille

Journée d’étude – Des corps et d’esprit, traduire ce qui anime un corps dans un paysage : entretien avec Eric Boury et Jean-Baptiste Coursaud

En différents recoins de la Scandinavie, le désir trouve matière à s’épandre, et les corps, humains ou non, à se mouvoir dans une nature signifiante. 

Chez Jon Kalman Stefansson, auteur phare de la littérature islandaise, c’est dans un fjord à l’ouest de l’île que le village anonyme de Lumière d’été et vient la nuit (Grasset, 2021) devient le théâtre d’une comédie vespérale. De menus détails dérèglent les sens, l’amour et la mort y creusent des abîmes dans des vies minuscules. Eric Boury, traducteur attitré de Stefansson, viendra dire ce qui le lie à cet auteur et à sa phrase au rythme si particulier.

D’abîme, il en est aussi question chez Tarjei Vesaas, trésor de la littérature norvégienne, dont une partie de l’œuvre vient d’être rééditée en français. Les Ponts (Cambourakis, 2021) esquisse le douloureux passage à l’âge adulte de Torvil et Aud, voisins depuis l’enfance, aux abords d’un ruisseau et d’une forêt où ils feront une découverte brisant leur bulle de quiétude et scellant un pacte irréversible. Vesaas, par sa prose extrêmement épurée, distribue la parole, manie les symboles et orchestre les déplacements dans un style qui semble n’appartenir qu’à lui. Jean-Baptiste Coursaud qui a retraduit plusieurs des textes depuis le néo-norvégien nous expliquera les enjeux de son travail.

Modération : Anne-Lise Remacle

De 16:00 à 17:00

Meshs (Maison Européenne des Sciences de l' Homme et de la Société)
2 rue des Canonniers, Lille

détails et réservations

6/10

Logo Librairie Meura

Lille

Carte blanche à Olivier Desmettre des éditions do à la Librairie Meura. Une épopée du quotidien : rencontre avec Andrée Lück Gaye

Récit d’une adolescence marquée par la guerre, la violence et les mœurs étouffants d’une communauté isolée, Le Vol de Boštjan de Florjan Lipuš transcende un réalisme aride par le désir que Boštjan éprouve pour Lina, une jeune fille dont la présence lumineuse l’aidera à se libérer de ses traumatismes.

Nous en devons la découverte à la traductrice Andrée Lück Gaye et à son étroite collaboration avec sa consœur slovène Marjeta Novak Kajzer. Un travail à quatre mains au long cours tant la prose de Florjan Lipuš fait vivre les parlers et les paysages de sa Carinthie natale.

Avec ce texte, les éditions do continuent d’édifier un catalogue d’une salutaire diversité de langues rares. Cette conversation, menée par le fondateur de la maison, Olivier Desmettre, sera l’occasion pour éditeur et traductrice de se rencontrer pour la première fois et de retracer l’épopée littéraire et éditoriale de ce texte.

Gratuit, réservations obligatoires à cette adresse : librairie.meura@gmail.com

De 19:00 à 20:30

Librairie Meura­
25 rue de Valmy, Lille

détails et réservations

7/10

Lille

Ceci n’est pas une traduction : un atelier proposé par Fanny Quément

Venez faire miroiter le son des mots et vous perdre dans leurs reflets !

Cet atelier ludique proposé par Fanny Quément s’inspire de pratiques créatives de la traduction comme celles de Luis d’Antin Van Rooten dans Mots d’Heures : Gousses, Rames (1967) : il s’agit de partir du son plutôt que du sens. Préfacé et annoté comme un recueil de poèmes en ancien français, Mots d’Heures est en réalité une parodie fantaisiste s’inscrivant dans la tradition littéraire du faux manuscrit. Sa langue imaginaire, espiègle et vive, étrange et familière, résulte de la transposition de comptines d’un système phonétique à un autre, par homophonie approximative : 

Hickory dickory dock devient par exemple Et qui rit des curés d’Oc ? 

Après un temps de découverte, Fanny Quément proposera d’en reprendre le principe tout en explorant des ressources lexicales variées (argots, dialectes, mots fantômes…) pour élaborer un français hors-norme. Cette pratique subversive de la traduction est avant tout un exercice de détournement, l’occasion de faire dire tout autre chose à un texte.

Gratuit, réservations obligatoires à cette adresse : jvermeesch@mairie-lille.fr

En compagnie de...

Fanny Quément

De 18:00 à 20:00

Médiathèque Jean Levy,
32-34 Rue Edouard Delesalle, Lille

détails et réservations

7/10

Médiathèque de Lesquin

Lesquin

Initiation à la traduction d’onomatopées avec Miyako Slocombe : les bruits de la peur

Qu’ils transcrivent le bruit d’un objet ou d’une matière, qu’ils accentuent l’état physique ou émotionnel d’un personnage, les onomatopées ont une force d’évocation qui ne peut être qu’un défi pour le ou la traducteur·trice, notamment en langue japonaise qui en comporte un nombre incalculable. 

Un atelier pour traduire les sons qui transcrivent ou provoquent la peur, en sonder toutes les nuances, de l’inquiétude la plus sournoise à la terreur la plus panique. Pour cela, quoi de mieux que les planches du maitre de l’horreur Kazuo Umezu, et sa série Orochi (Lézard Noir, 2006), un manga composé de plusieurs histoires courtes où le surnaturel s’immisce par l’entremise d’une mystérieuse jeune fille. Et comme les onomatopées ont aussi leurs propres normes de transcription en littérature, ce sera l’occasion d’évoquer Le Démon de l’île solitaire de Ranpo Edogawa (Wombat, 2015), classique des années 30, roman policier et fantastique, une histoire insulaire où les frontières se troublent entre l’humain et le monstrueux…

Gratuit, réservations obligatoires à cette adresse : mediatheque@ville-lesquin.fr

En compagnie de...

Miyako Slocombe

De 18:00 à 20:00

Médiathèque de Lesquin,
1 Rue Camille Claudel, Lesquin

détails et réservations

8/10

Librairie Café le Biglemoi devanture

Lille

Petit-déjeuner à la librairie Le Biglemoi – Les éditions Zulma : 30 ans de littérature autour du monde

À l’occasion du trentième anniversaire de la maison, une invitation pour un moment intime et convivial autour d’un petit-déjeuner à la découverte (ou la redécouverte) du catalogue des éditions Zulma dont l’élégance éditoriale n’a d’égale que son insatiable curiosité pour les voix étrangères les plus rares et donc les plus précieuses. Avec Laure Leroy, sa fondatrice et directrice, nous évoquerons les différents fils qui trament sa ligne éditoriale et surtout les conversations nourries qu’elle continue d’entretenir avec les traducteurs et traductrices, parties prenantes dans la publication française d’un texte étranger, et le travail qu’augure son passage d’une langue à une autre.

« Une traduction est plus malléable qu’un texte original. Une traduction, c’est une nouvelle création.»

Modération : Zacharie Boissau

Gratuit, réservations obligatoires à cette adresse : librairielebiglemoi@gmail.com

En compagnie de...

Zacharie Boissau

Laure Leroy

De 08:30 à 10:00

Librairie Le Biglemoi,
124 rue Pierre Legrand, Lille-Fives

détails et réservations

8/10

La corderie (Marcq en Baroeul)

Marcq-en-Barœul

Initiation à la traduction d’onomatopées avec Miyako Slocombe : quand la cuisine résonne

La cuisine – ses sons, ses saveurs et ses souvenirs – sera à l’honneur avec La Cantine de Minuit, le célèbre manga de Yaro Abe. Dans un petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin pour servir des petits plats typiques du Japon qui réveilleront les papilles et les souvenirs du temps passé. Car ici, chaque met est lié à la vie d’un personnage : yakuza, stripteaseuse, boxer… une galerie de personnages interlopes et attachants. À partir des goûts et des textures décrits dans cette œuvre, il s’agira d’inventer des onomatopées.

Gratuit, réservations obligatoires à cette adresse : corderie@marcq-en-baroeul.fr

En compagnie de...

Miyako Slocombe

De 10:00 à 12:00

Médiathèque La Corderie,
56 Rue Albert Bailly, Marcq-en-Barœul

détails et réservations

8/10

Lille

Projection-discussion à la bibliothèque de Sciences Po – Voyage autour de “La salle de bain” avec Roberto Ferrucci

En 1988, John Lvoff réalisait La salle de bain, film tiré du roman éponyme de Jean-Philippe Toussaint publié aux éditions de Minuit. A l’occasion de la parution chez Amos Edizione de la traduction italienne de ce roman, nous vous invitons à une projection du film suivie d’une rencontre avec Roberto Ferrucci, l’écrivain invité en résidence par la librairie Meura et la Bibliothèque de Science Po Lille, afin d’évoquer son activité de traducteur.

Modération : Coline Blanpain et Lilya Aït Menguellet

Gratuit, réservations obligatoires à cette adresse : librairie.meura@gmail.com

En compagnie de...

Roberto Ferrucci

De 14:00 à 17:00

Sciences Po Lille,
Place Georges Lyon, 59000 Lille

détails et réservations

9/10

Bruxelles

Petit-déjeuner à Passa Porta – Sur les bouts de la langue avec Noémie Grunenwald

Avec Sur les bouts de la langue, traduire en féministe/s (La Contre Allée, 2021), Noémie Grunenwald fait entendre du processus de traduction un bruit bien distinct : la nécessité éprouvée par une militante féministe de faire passer dans sa langue des idées neuves, et le travail que sous-tend cette pratique pour combler ce qu’elle nomme « les angles morts du langage ». Entre réflexion théorique et récit personnel, cet essai raconte un parcours autant individuel que collectif.

Pour cet évènement organisé avec la complicité de Passa Porta, la maison internationale des littératures vous accueille à un petit-déjeuner entre ses murs puis vous propose une rencontre avec Noémie qui se voudra un écho au déroulé de son texte : un fil retraçant sa trajectoire d’activiste autant que son travail intellectuel, concrètement illustré par différents segments piochés ici ou là dans les œuvres de Dorothy Allison, bell hooks, Julie Serano et bien d’autres figures d’une lutte essentielle pour l’égalité et la diversité des genres.

Tarifs : 10/12 euros

Réservations : https://www.passaporta.be/fr/

En compagnie de...

Noémie Grunenwald

De 09:30 à 12:00

Passa Porta
Rue Antoine Dansaert 46, Bruxelles

détails et réservations